07.07.2008

betanourt : youpie mais choquant !

250px-Ingrid-BetancourtUn miracle... c'est sans doute l'idée que veut faire passer notre chère Ingrid. Ingrid Betancourt a fait le récit de sa libération, tout en remerciant Dieu, la Vierge et ses "frères" français. N'aurait-elle pas été mieux inspirée d'inverser la formule ? Sa libération n'est que du bonheur mais la transformation d'une libération où militaires, diplomates et politiques ont risqué leur vie, en une ode à dieu et aux prières me choque profondément. La franco-colombienne est-elle à ce point archaïque ou prépare-t-elle déjà sa future campagne électorale en jouant sur le terrain religieux ? CHOQUANT !

18.08.2006

Lire et se rendre compte de son ignorance !

Journaliste de terrain, élégant et non-conformiste, producteur d'émissions culturelles de haute tenue, puis cinéaste et écrivain à succès, Bernard Rapp est mort jeudi d'une "longue maladie" à l'âge de 61 ans.Il était avant tout journaliste, et il fut un des présentateurs qui marquèrent l'information télévisée. Son refus de céder au "sacro-saint audimat" l'empêcha de mener aussi loin qu'il l'aurait voulu certains projets. "Saint Audimat, priez pour nous", ironisait en 1993 cet homme.Bernard Rapp, né à Paris le 17 février 1945, obtient une licence de droit et le diplôme de l'Institut français de presse. C'est comme pigiste, dans le quotidien de gauche aujourd'hui disparu Combat, puis dans Le Monde qu'il se lance dans le journalisme.Il présenta, avec brio, le journal télévisé de 1983 à 1987 à Antenne 2. Son ton direct et son regard rieur, presqu'ironique, plaisaient. Mais il fit aussi scandale lorsque, brisant un tabou, il dit la "grand messe" du 20 heures, le 18 mai 1986, sans cravate. "Je n'étais tout de même pas en caleçon", se défendit-il.Puis, pendant quelques années, ce sera "L'assiette anglaise", émission de rencontres et d'entretiens décontractés, mais jamais complaisants, chaque samedi en direct du Saint James Club de Paris, un bar anglais.De 1995 à 2001, Rapp a présenté la série documentaire hebdomadaire "Un siècle d'écrivains", sur France 3. En 45 minutes, des auteurs mythiques comme Sacha Guitry, Colette ou encore Jean-Paul Sartre deviennent des familiers des téléspectateurs.Mais Rapp est perpétuellement en quête, instatisfait. "J'ai lu 3.000 livres pour mes émissions, et je me suis rendu compte à quel point je ne savais rien. Au fur et à mesure qu'on s'y enfonce, la dimension du fossé est de plus en plus vertigineuse", confiait-il à Libération en février 1995.